Ils sont ce que les gens redoutent, craignent et évite. Ils peuvent passer pour un jeu, un défi ou une habitude. Certaine personnes les adores, d'autres les déteste .Moi même j'ai vécu des moments exceptionnels grâce à eux, la plus belle expérience du monde mais pas d'une manière très habituelle. Ces bénédictions, malheurs peuvent apporter la vie, l'embellir et ils peuvent aussi la reprendre, la gâcher.
C'était le Dimanche 11 mai cela faisait maintenant six ans exactement que je vivais en Amérique. Avant, j'habitais en France dans une petite région éloignée de la capitale. J'avais vécu mes huit premières années là-bas et le changement m'as été dur. Quelques années dans la nouvelle ville et je me suis fait un tat de copains dont une véritable amie .J'avais gardé de bons contacts avec les anciennes connaissances de la ville où j'avais précédemment habité ainsi que mon ex copine que j'ai dû quitter pour venir. Ça ma choqué de devoir m'en séparer, elle était gentille, aimable, et elle avait un très bon sens de l'humour. Revenons à cet heureux jour de Dimanche, le temps était dégagé et agréable pour une sortie. Les animaux commençaient à se montrer et a sortir de leurs petit « nid » douillet .Mais le ciel avait une couleur plutôt étrange pour la saison, normalement, il est grisâtre voir violet mais cette fois il était bleu clair presque turquoise .À peine sortit, je sentis un courent frais me traversant tout le corps qui me fit frissonner et je fis quelques pas vers le centre ville. Je marchai alors le long de toutes ces rue bordées d'arbres et de fleurs de toutes les couleurs, puis j'entendis un bruit de perceuse venant de derrière le marchand de journaux .Curieux de savoir ce qui se passait, je couru dans la rue, passant à droite, passant à gauche guidé par le son de l'outil. J'arrivai à toute allure déboulant de l'impasse dans le terrain derrière la boutique. Je vis alors une magnifique scène avec des rideaux, les ouvriers installaient la place où le spectacle de fin d'année de la ville allait avoir lieu, ce bal très attendu qui réunissait tout les habitants lors d'une belle soirée. Cependant les décors devaient êtres gardés secret pour pouvoir émerveiller les invités. Toutes les lumières, décorations étaient magnifique mais étant au centre du passage je pensai que je n'étais pas sensé me trouver ici et courut me cacher dans un buisson se trouvant sur la droite. D'ici, je pouvais tout voir, tout observer .En étant caché dans cette inconfortable position, plus je bougeais plus les branches se frottaient contre ma peau ce qui donnait une sensation désagréable. Dès que la voie fut libre et que les ouvriers étaient occupés, je filai en douce par là où je suis arrivé. Je pris la grande route de la ville et pris la direction de la maison mais, à peine le temps de faire dix mètre, que quelqu'un me bousculai tellement fort que je tombai à terre. L'inconnu tendit la main vers moi en signe d'excuses mais je me relevais sans son aide. Je ne pu le reconnaître car j'avais le soleil dans les yeux. Enfin relevé, je le reconnu, Brad Layton. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne l'aimais pas. Il était toujours bien habillé sa coiffure sans l'ombre d'une imperfection et son odeur barbouillée de parfum de marque. Il était dans ma classe depuis le Cm1 et cette année de troisième n'a pas été une exception. Mais son physique ne me gênait pas, ce qui était décevant était son arrogance, je dis ça par impression. Les filles étaient complètement folles de lui, elle le harcelait de coup de fil, de SMS, de lettres d'amour parfumée. Beaucoup auraient aimés être à sa place. Mais malgré son succès, à chaque invitation au cinéma ou au restaurant, il ne répondait pas, faisait une grimace et il renvoyait balader toutes ses prétendantes. Il n'osait pas les regarder dans les yeux. Il était populaire mais il cachait une part de mistériosité qui était rare pour quelqu'un comme lui. Debout en face de lui après ma chute, il me dit d'un ton délicat : - Excuse-moi, Nick. J'espère que je ne t'ai pas fais mal.
-non...B...Brad...ce n'est rien. Lui répondis-je
-Bon dit moi que fais-tu là ?
-Je...je me...promenais -Ok cool de t'avoir vu ! -Oui...alors...à demain...
-Pourquoi demain ?
-En cours ! -Mais demain il n'y a pas de...
Son téléphone sonna sans qu'il n'ait eu le temps de finir sa phrase et il dut partir.
Avant cela, il ne m'avait quasiment jamais adressé la parole, même pour demander une gomme, un stylo en classe. Puis il partit dans la direction opposée de la mienne en me faisant un petit clin d'½il. Je n'y portai pas grande attention mais après avoir réfléchit, je réalisai un peu plus tard qu'il venait de me faire un petit geste amical. Intrigué par ce qu'il venait de faire, je me posais quelques questions en partant : « pourquoi mas-t-il fait un clin d'½il ? » « Pourquoi m'as-t-il parlé avec tant de gentillesse ? »« A t-il des idées en tête ? ».Mon opinion sur lui avait totalement changé je me rendais compte qu'une part de gentillesse était présente en lui.
Complètement épuisé par cet après midi, je rentrai chez moi en resongeant au pourquoi du comment .Arrivé à destination, je claquai la porte et courus dans ma chambre, il était trop tôt pour dormir mais il faisait trop froid pour rester dehors. Mon premier reflexe fut d'aller voir si j'avais reçus de mails .Il y en avait quatre, un pour m'annoncer une promotion sur des VTT d'occasion, un de mon père .Un autre de mon antivirus pour me prévenir que une personne avait mis sur le réseau une flopée de virus qui effaçaient les donnée du disque dur. Bref rien d'important. Mais le dernier semblait sérieux, mon amie la plus chère en était l'expéditrice. J'hésitais à cliquer mais la curiosité l'emporta sur l'angoisse mais mes soupçons se confirmaient. Je lis le message attentivement et, au bout de la dernière phrase, j'éclatai en sanglots. Le message disait clairement que elle me trouvait immature et insupportable, que j'avais les dons de l'énerver et quelle était contre moi depuis un mois et demi elle aurait joué la meilleure amie seulement pour me faire souffrir et elle aurait rallié Aude, mon autre amie à sa cause. Autrement dit, j'étais seul, mes amis m'avaient laissé tomber. Ce message fut comme une bombe à tel point que j'en oubliai la belle journée que j'avais passée .Les larmes coulèrent et, fous de colère, je pris une pille de papier sur mon bureau, sur celle du dessus était marqué « meilleurs amis pour la vie ».Je ne pu m'empêcher de les déchirer, de descendre dans le jardin et de les bruler à l'intérieur du garage. Une par une, feuille par feuille je répétai la même opération tout en perdant les dernières larmes qui me restais. Je venais de perdre mes deux seules et véritables amie. Enfin, c'est ce qu'elles m'avaient fais gober. Anéanti, je fis les pas suffisant pour atteindre mon lit et me jetai de tout mon poids dessus. Je teins l'interrupteur dans ma main et éteignais ma lampe de chevet pour me retourner et fermer les yeux en essayant d'oublier la soirée. Et je m'endormis. Cette nuit là fut terrible, je fis plusieurs rêves tous aussi affreux les uns que les autres. Tout d'abord, je me remémorai la journée de la veille en imaginant des monstres terrifiants qui prenait la vie et qui ne la rendait pas, puis je vécu la rupture amicale entre moi et ma meilleure amie mais cette fois, sous forme d'une autre journée. Ce cauchemar fut le plus terrible. Pendant le reste de la nuit, ce rêve m'anéantissait. A tel point que j'en fus malade. Je me réveillai en sursaut avec une migraine comme je n'en avais jamais eu. Un léger mal de ventre vint accentuer d'avantage la douleur qui se faisait déjà sentir à l'origine. Puis, sans réfléchir, de peur de m'endormir, je me levai, pris mes pantoufles à mes pieds et descendis les escaliers pour arriver dans le salon séjour. Mal réveillé, je trébuchai sur une balle rebondissant que l'on avait achetée pour le chat mais qui l'en avait vite délesté. Dans ce genre de cas, une autre personne que moi aurait eu les bras de ses parents pour être consolé mais moi, mes parent, passait leur journée à travailler. Ils possédaient un restaurant renommé et une gérance dans un camping des alentours. Ils passaient leurs vies au travail et ne rentraient plus le soir, ils dormaient sur place. En fait « parents » est un nom que j'ai donné à ma mère et à mon beau père. Mon vrai père habitait en France dans un petit village qui se situait en Bretagne. J'y allais seulement pour les vacances mais maintenant que nous n'habitons plus le même pays, je ne le vois plus beaucoup. J'aimais passer les quelques semaines de vacances là bas, il y avait mon petit frère Niko, ma demi s½ur Léana, ma belle mère Brigitte et mon père Christian. Le fait de ne plus les revoir me rendait souvent dépressif mais se n'était pas très grave. Songeant à mon passé je pris une chaise et me jeta dessus. Je savais que la vie était dure mais je ne l'imaginais pas à se point là. Je tendis le bras afin de saisir une tasse qui, de toute évidence, n'étai pas rangée à sa place. Tout en restant assis, j'ouvris le réfrigérateur, remplis la tasse de lait et rangea la brique de lait à sa place. Je me mis debout, le récipient à la main et je me dirigeai vers la salle de jeux, cette pièce où j'avais passé mes journée étant petit, à l'époque où mes parents étaient toujours présent. Où j'étais heureux. Aujourd'hui, à 14 ans et demi, je ne suis plus rien. En pensant à ça je me laissai volontairement tomber sur le carrelage dur et glacial en espérant que je me ferais assez mal pour ne pas me souvenir de cette journée qui hantait sans arrêt mon esprit. Mais aucun résultat ne se produit et je restai collé au sol tout en fermant les yeux laissant échapper quelques larmes. Je voyais la tasse brisée en milles morceaux, puis je m'endormis, mais cette fois pour de bon.